Je ne suis pas morte du cancer en 2019, c’est pas pour mourir d’une espèce de grippe en 2020!!

J’ai reçu le 18e et dernier de mes traitements de chimiothérapie le 23 mars, alors que nous étions confinés depuis 6 jours seulement. Le confinement? Ça ne change rien à mon quotidien depuis un an. Un maudit virus qui peut me tuer juste parce que mon système immunitaire n’est pas encore prêt à l’affronter? Ça oui, ça me perturbe un peu. Heureusement, je suis au Nouveau-Brunswick. MERCI à vous tous qui prenez soin de nous autres, les plus vulnérables. Car, oui, les plus vulnérables au COVID-19 sont parmi vous, dans votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins. Merci de continuer à respecter les mesures de distanciation sociale en tout temps, d’hygiène lors de vos sorties à l’épicerie et de bon sens le reste du temps, car vous nous sauvez la vie. Oui, c’est contraignant, oui, c’est angoissant, et oui, on a hâte que ça finisse. Tout ça pour quelques personnes qui pourraient en mourir… Ces personnes-là vous disent merci.
C’est pour elles qu’on a déployé les mesures de prévention dans la province. Alors lâchez pas, gang! Continuez de prendre soin de nous car nous croyons en vous et ferions la même chose si c’était vous, la personne vulnérable qui alourdi le nombre sordide de morts attribués au COVID-19.
Je sais que c’est dur de rester cloîtrer à la maison avec des habitudes de vie difficiles à maintenir, des projets évanouis, des tensions familiales et financières… Mais tant qu’on a la santé, tout va, comme le dit le dicton. On vit un événement historique non pas parce que c’est la première pandémie que nous vivons (à l’échelle d’une vie, car il y en a eu d’autres avant) et non pas parce que c’est la première crise pour laquelle il y a des mesures de confinement et de quarantaine qui nous donnent l’impression d’être en tant de guerre… c’est historique parce que c’est la première fois que 95 % des gens se mobilisent pour protéger 5 % de la population mondiale. C’est donc le premier élan de vrai altruisme à l’échelle de la planète, voire de l’humanité. Ça fait du bien, non?












